Certains projets s’imposent d’emblée comme hors norme. Celui du 57 rue de Babylone, dans le 7ᵉ arrondissement de Paris, en fait clairement partie. Près de 900 m² répartis sur cinq niveaux, au cœur de l’un des quartiers les plus recherchés de la capitale, à deux pas du Bon Marché — et une mission aussi ambitieuse que rare : rénovation complète, de la structure jusqu’aux finitions, avec une vision architecturale globale à tenir sur l’ensemble de l’édifice.
Repartir de zéro pour mieux reconstruire
Avant de concevoir, il faut parfois tout effacer. C’est le choix qui a été fait ici : un curage complet des cinq niveaux, remettant à nu la structure du bâtiment et ouvrant la voie à une reconfiguration totale des volumes. Démolition des cloisons existantes, suppression des circulations obsolètes, mise à nu des murs porteurs — cette première phase est celle qui conditionne tout le reste. Elle demande autant de précision que les finitions, parce que c’est ici que se définissent les possibilités.
Trémies, IPN et restructuration verticale : le squelette d’un nouveau lieu
Dans un appartement organisé sur cinq niveaux, la question des circulations verticales est centrale — presque philosophique. Comment passe-t-on d’un étage à l’autre ? Où place-t-on les escaliers ? Comment les différents niveaux dialoguent-ils entre eux ?
Les trémies ont été entièrement repensées et repositionnées pour optimiser ces liaisons. En parallèle, l’ouverture des murs porteurs — rendue possible par l’installation d’IPN de 40 x 40 cm — a permis de libérer des volumes jusqu’ici cloisonnés et d’ouvrir de nouvelles perspectives à travers les étages. Ce sont ces interventions structurelles lourdes, invisibles une fois le projet livré, qui donnent à l’espace sa nouvelle respiration.
Une mission globale, de la conception à la coordination
Sur un chantier de cette envergure, le rôle de l’architecte d’intérieur va bien au-delà du dessin. Il s’agit ici d’une mission complète : conception architecturale de l’ensemble du projet, coordination entre les différentes entreprises, et lien direct avec le client à chaque étape du chantier.
Cette position centrale est ce qui garantit la cohérence du projet dans la durée. Sur cinq niveaux, avec de nombreux corps de métier qui interviennent en séquence ou en parallèle, la moindre décision non coordonnée peut avoir des répercussions en cascade. La rigueur du suivi n’est pas un luxe — c’est la condition sine qua non d’un résultat à la hauteur des ambitions.
Un lieu de vie exceptionnel en devenir
Les bases sont posées. La structure est libérée, les volumes redéfinis, les circulations repensées. Ce que traversait encore récemment un chantier bruyant et technique commence à révéler sa véritable nature : un appartement privé d’exception, pensé pour offrir une expérience de vie rare au cœur de Paris 7ᵉ.
La suite du projet — second œuvre, finitions, mobilier — viendra progressivement habiller ce squelette contemporain. Mais c’est maintenant, dans cette phase encore brute, que se joue l’essentiel : la justesse des volumes, la fluidité des circulations, la cohérence globale d’un lieu qui s’annonce véritablement unique.
Architecture intérieure haut de gamme à Paris : une exigence de tous les instants
Ce projet de la rue de Babylone illustre ce que représente un chantier d’architecture intérieure de prestige à Paris : une complexité technique élevée, des décisions structurelles engageantes, et une vision globale à maintenir sur la durée. Que ce soit dans le 7ᵉ arrondissement, le 6ᵉ, le 16ᵉ ou ailleurs dans Paris, ce type de projet demande une approche rigoureuse, expérimentée, et capable de tenir la cohérence du premier coup de massette jusqu’à la dernière finition.







