À quelques pas du Bon Marché, dans l’un des quartiers les plus recherchés de la capitale, ce projet s’impose d’emblée comme une réalisation hors norme. 900 m² répartis sur plusieurs niveaux, une organisation intérieure entièrement à repenser, et une ambition claire : transformer un appartement de grande superficie en une résidence parisienne d’exception, pensée comme un tout cohérent plutôt que comme une succession de pièces indépendantes.
Repartir d’une page blanche sur 900 m²
La première décision du projet était aussi la plus radicale : tout recloisonner. Redistribuer les pièces, revoir les circulations, adapter chaque niveau à ses usages spécifiques. Sur une surface de cette dimension, la tentation serait de simplement multiplier les pièces. L’enjeu est en réalité plus subtil : trouver le juste équilibre entre espaces privés, espaces de réception, volumes de vie et circulations — et le maintenir sur l’ensemble des niveaux.
Chaque mètre carré de cet appartement du 7ᵉ arrondissement de Paris a été pensé avec précision. Pas un couloir de trop, pas une pièce mal orientée, pas une circulation qui oblige à rebrousser chemin.
L’escalier : bien plus qu’un moyen de monter et descendre
L’élément le plus structurant de cette rénovation est la création d’un nouvel escalier traversant l’ensemble des étages. Pas un escalier de service, pas un escalier fonctionnel ajouté après coup — un véritable élément architectural, pensé comme la colonne vertébrale du projet.
Sa présence transforme la manière dont on perçoit et on habite l’appartement. Les différents niveaux ne sont plus des espaces indépendants qu’on relie par nécessité : ils deviennent les composantes d’une même résidence, connectées physiquement et visuellement par cet escalier qui donne une nouvelle lecture verticale de l’espace.
C’est souvent cet élément — un escalier, un double volume, une perspective traversante — qui fait passer un grand appartement d’un empilement d’étages à une vraie maison.
Les circulations comme sujet architectural
Sur 900 m² et plusieurs niveaux, la circulation n’est pas un détail — c’est un sujet architectural à part entière. Comment se déplace-t-on ? Comment passe-t-on naturellement d’un espace à l’autre ? Comment les perspectives s’ouvrent-elles pour donner envie de poursuivre le parcours ?
Ces questions ont guidé chaque décision de cloisonnement et d’organisation. Les séquences ont été pensées pour que la découverte de l’appartement se fasse progressivement — avec des ouvertures, des resserrements, des perspectives qui créent une mise en scène du quotidien.
Écriture contemporaine dans un contexte parisien
La localisation du projet ajoute une dimension particulière. Le 7ᵉ arrondissement, ses immeubles haussmanniens, son patrimoine architectural, son environnement de prestige — tout cela impose une forme de dialogue entre l’identité parisienne du lieu et l’écriture intérieure contemporaine qu’on y inscrit.
L’objectif n’est pas de reproduire les codes d’un appartement parisien traditionnel, ni de les effacer. C’est de créer un intérieur qui possède sa propre personnalité, en cohérence avec son environnement exceptionnel.
Coordination et vision globale : les clés d’un chantier de cette ampleur
Un projet de cette dimension ne s’improvise pas. La multiplicité des niveaux, des espaces et des intervenants exige une coordination rigoureuse et une capacité à maintenir une vision globale du projet malgré la complexité du chantier. C’est cette approche — architecturale, technique et humaine — qui permet de livrer non pas un appartement rénové, mais une résidence pensée dans son intégralité.







